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  L’Architecture domestique à Marseille au XIXe siècle
L’Architecture domestique à Marseille au XIXe siècle

L’Architecture domestique à Marseille au XIXe siècle

Auteur(s) : MARCIANO, Florence

2005  -  Livre  -  192 p.  -  16 x 24 cm  -  19.5 €  -  ISBN 2-913847-33-1


Présentation :

40 similis en noir & blanc

« La première clé concernant l’architecture privée à Marseille quand on cherche à analyser le travail des élèves est l’absence d’immeubles signés pour toute la première moitié du XIXe siècle ; le premier immeuble, de Charles Bodin, est daté de 1854 (...) Cette période (...) est celle de la spéculation des propriétaires terriens marseillais (...) Ce sont eux, avec la participation des entrepreneurs-spéculateurs, qui transforment Marseille et créent des quartiers nouveaux (...) Cette double collaboration va s’opérer et les constructions se faire selon des normes issues des usages de l’Ancien Régime : le trois-fenêtres, modèle unique du mode d’habitation, couvre ces quartiers divers, adopté par toutes les classes de la population (...)
Cette architecture est bien une architecture d’entrepreneurs (...) L’architecture traditionnelle marseillaise n’a donc pas besoin d’architectes.
Cependant, un renouvellement s’opère, et il est significatif que, selon les chroniqueurs marseillais, il soit justement le fait d’un architecte extérieur à Marseille, Collin, au milieu des années 1840 (...) Marseille connaît alors une mode véritable, le néo-Renaissance (...) Parallèlement, le trois-fenêtres s’adapte également, en accordant une très grande place au décor (...) On retrouve également ces formules dans les hôtels particuliers marseillais, même prestigieux, qui ignorent le modèle parisien du XVIIIe siècle entre cour et jardin (...)
La période qui suit est très riche, même si elle est courte au regard de la première. Le visage de Marseille à l'’ssue de cette décennie décisive pour son architecture privée, pendant laquelle elle voit arriver de nouveaux modèles issus des expériences de la capitale, est double.
D’une part, les grandes percées pour lesquelles les autorités appliquent ces modèles parisiens, dans une voie unique (…) L’agrandissement de la rue Noailles, lui, donne l’exemple de la capacité des architectes marseillais les plus en vue, Condamin, les frères Bérengier, Bodin, à répondre à des commandes sur le modèle parisien (...) Les grands immeubles à rotonde très ornés, les hôtels de voyageurs, l’abondance de la sculpture donnent enfin de Marseille une image moderne, digne de la capitale provinciale qu’elle veut être.
D’autre part, le deuxième aspect de Marseille est celui que lui donnent ses artistes : issus de la tradition de leur ville, qui privilégie le petit immeuble, ils savent adapter le langage nouveau, celui de la richesse décorative, de l’ornement. Ils sont attentifs également à donner à leur production cette monumentalité nouvelle, mais restent fidèles à la tradition de l’immeuble « individuel » (...) L’éclectisme de cette période est allié aux réminiscences baroques : les Marseillais n’oublient jamais Puget (...)
Ainsi, on peut dire de cette ville aux deux visages, qui a la réputation d’être rebelle, qu’elle conserve (...) une sorte d’indépendance dans sa façon de concevoir l’habitation, des habitudes par rapport à un schéma parisien qui est la référence obligée (...) ».


 
 

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